Par Marichka
Lu dans Libé mais info dispo un peu partout :
Par AFP LIBERATION.FR :
vendredi 24 août 2007
Dans le but de déloger les SDF de son centre-ville, la mairie d’Argenteuil (Val-d’Oise) a acheté cet été des répulsifs nauséabonds appelés "Malodore", "une solution triste" mais nécessaire selon la mairie que dénonce le PS qui condamne « une chasse aux pauvres ».
Depuis trois ans, le maire Georges Mothron (UMP) prend chaque été un arrêté pour interdire le centre d’Argenteuil aux SDF. Cette année, pour la première fois, la mairie a reconnu vendredi s’être procuré du «Malodore» pour éloigner les SDF vivant notamment aux abords du centre commercial du coeur de ville.
« La mairie utilisera ce produit si elle ne trouve aucune autre solution, notamment sociale, pour éloigner des SDF occupant une sortie de secours du centre commercial. Ils posent des problèmes de sécurité et gênent les riverains. C’est une solution triste dont on espère se passer », a expliqué à l’AFP Philippe Metezeau, premier adjoint au maire.
Selon plusieurs sources, la mairie a demandé en juillet à ses agents de la voirie d’asperger de répulsif les lieux de prédilection des SDF dans le centre-ville. Mais elle a essuyé un refus net des employés municipaux.
« Le carton de Malodore précisait que le produit était toxique et irritant, et qu’il ne fallait pas le respirer, alors, les agents ont décidé de ne pas le diffuser, car ils veulent bien +chasser des rats mais pas des SDF+ », raconte un agent de la mairie sous couvert d’anonymat.
Suite à ce refus, une partie du répulsif a été donné à des agents d’entretien de la galerie marchande "Côté Seine", ce que reconnaît la mairie. La direction de "Côté Seine" a précisé à l’AFP que ses employés avaient bien diffusé le répulsif au niveau des sorties de secours du centre commercial où les SDF ont leur habitudes.
Livré sous forme de concentré à diluer et à pulvériser, "Malodore" est une exclusivité de la société Firchim, spécialisée en produits d’entretien.
« C’est un produit pas dangereux qui laisse une rémanence nauséabonde pendant plusieurs semaines. On l’utilise normalement pour éviter que des gens en état d’ébriété ne stationnent près d’endroits dangereux, sous les ponts ou près des routes », a expliqué à l’AFP le responsable de Firchim, Pierre Pasturel. Selon lui, d’autres collectivités utilisent "Malodore" à cet effet.
Secrétaire nationale à l’égalité des chances du PS et candidat aux législatives à Argenteuil en juin, Faouzi Lamdaoui a dénoncé à l’AFP la «scandaleuse chasse aux pauvres» du maire et «des moyens contraires à la dignité humaine».
En 2005, l’un des arrêtés anti-mendicité de M. Mothron, évoquant une «gêne olfactive anormale» liée à la présence des SDF, avait été annulé par la préfecture.
L’arrêté pris le 6 août et qui court jusqu’en 2012, fait l’objet d’une requête en annulation déposé à la préfecture par Valentin Texeira, militant Verts.
S'il t'est déjà arrivé de te rendre compte que certains de tes « amis » n'en étaient pas, si tu dis « mon ami » à propos du premier venu, si l'amitié te semble bien difficile à entretenir, c'est peut-être que tu te trompes sur sa définition. Alors avant de se lancer dans un petit guide pratique de l'amitié, on va commencer par se poser la question : un ami, un vrai, qu'est-ce que c'est et comment le trouver ?
Un ami, c'est un allié
Un ami, c'est d'abord un allié, c 'est à dire quelqu'un qui se réjouit vraiment de ton bonheur et de ta réussite. C'est aussi quelqu'un qui va faire ce qu'il peut, quand il le peut pour aider ta réussite ou ton bonheur. Pas tout le temps, pas à n'importe quelle condition, mais en fonction de ses contraintes et du rythme qu'a sa vie à lui. Un ami, c'est simplement quelqu'un qui a envie de t'aider à être heureux, parce que te voir épanouie fait partie de son propre équilibre.
Attention, pourtant. Méfie toi des gens qui t'aident pour te posséder, ou uniquement pour que tu leur renvoies l'ascenseur : l'amitié, ça n'est pas une boutique dans laquelle tu vends de l'affection ou du service. Ca, il faut toi aussi le garder en tête, pour apprendre à donner sans forcément attendre de retour. Sans que cela charge tes amis d'une quelconque « dette » envers toi. Surtout, ne fais pas les choses pour obtenir toi-même quelque chose. Ca, ça n'est pas de l'amitié, c'est du marchandage. La vraie amitié, c'est aider l'autre « gratuitement », juste parce que son bonheur à lui est un peu ton bonheur à toi.
Les amis, on met parfois du temps à les trouver
Par peur du vide et de la solitude, par peur de ne pas être "normal", on a tendance à vouloir à tout prix s'entourer, quitte à n'avoir pour "amis" que des gens 'toxiques". Ce réflexe, il faut s'en méfier. D'une part, parce qu'il se peut très bien que tu te laisses miner, bouffer par ces faux amis. D'autre part parce qu'en s'entourant d'une foule de personnes dont on ne partage pas vraiment les valeurs et qui ne sont pas rééllement ses "alliés", on finit par ne plus avoir assez de place et de temps pour faire entrer dans son monde des gens qui en valent vraiment la peine.
Or, des gens vraiment précieux, qui te donnent de l'énergie, qui t'inspirent, te soutiennent, te complètent, c'est plus rare qu'on ne croit. Et pour les trouver, il faut du temps et de la patience. Il faut donc accepter d'être plus « sélectif » dans ses amitiés, quitte à avoir moins d'"amis". Ce travail-là peut paraître difficile et long, pourtant il paie à la fin. Car au fur et à mesure, tu n'auras autour de toi que des gens en qui tu peux faire confiance, des gens « bienveillants » et heureux que tu t'épanouisses.
On pourrait en fait comparer sa vie à un jardin. On ne fait pas entrer n'importe qui dans son jardin pour y faire n'importe quoi. On ne laisse pas le premier venu saccager nos plantations, balancer des déchets partout etc. Ca, ça paraît logique. Pourtant dans la vie, on n'applique pas toujours ce principe, et on se laisse envahir facilement par des gens qu'on croit nos amis... Pendant que les autres restent à la grille.
Ton ami ne doit pas être ta chose (et vice versa)
La grande erreur qu'on fait tous à un moment ou à un autre, c'est de croire qu'une amitié peut être exclusive. On attend alors d'un ami qu'il soit tout. Qu'on se ressemble point par point, qu'on ait les mêmes goûts, qu'on fasse tout ensemble. Qu'il n'y ait jamais de clash, jamais de malentendu et… Qu'on ait notre ami pour nous seul.
Cette vision de l'amitié est à la fois illusoire et très dangereuse. Car à force de tout attendre de l'autre et de le considérer comme un miroir de soi, on finit par étouffer la relation. Un peu comme dans un couple, quand on est trop exclusifs, on se refuse le droit d'avoir d'autres activités, d'autres amitiés, d'autres influences. Résultat : soit on finit par étouffer et ne plus avoir rien à se dire, soit l'un des deux souffre d'être la chose de l'autre.
Dis-toi bien qu'on n'a pas besoin de tout partager avec quelqu'un pour construire une amitié durable. On peut avoir de grands points de divergences, de grandes différences, mais être complémentaires. On n'a pas besoin non plus besoin de tout faire ensemble pour que l'amitié soit forte et résistante. Au contraire, quand chacun voit d'autres amis, mène ses propres activités, on s'enrichit encore plus. On apprend de l'expérience de l'autre et de ses différences… Bref, on fait vivre l'amitié et on la nourrit. C'est plutôt rassurant, non ?
Pour conclure, en amitié comme ailleurs, n'exige pas trop de toi et des autres. Donne, et puis vois sur quoi ça débouche. Et ne te décourage pas si parfois, tu donnes de toi à des gens qui ne te méritent pas : c'est le jeu, après tout.
"A tout les faux amis que j'ai pu avoir jusqu'à présent..."